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e-commerce, DNVB

Spring : on a changé l'angle, le compte a fait +41 %

Spring vendait l'écologie depuis toujours. On leur a fait vendre la santé de leur peau. Quatre mois plus tard, le compte encaissait 27 % de budget en plus et sortait 41 % d'acquisitions supplémentaires, à coût d'acquisition plus bas.

+41%
CA supplémentaire
-10%
CAC
Photo du client
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Très content du travail de l'équipe. Ils ont su être innovants, tester de nouveaux angles, des micro-personas et des formats innovants qui ont aidé le compte à progresser.
Ben Guerville
Co-fondateur

Le point de départ

Spring est une DNVB de lessive et de produits d'entretien écologiques, vendus par abonnement et livrés en boîte aux lettres. Un compte Meta déjà mature, qui tourne, avec un budget conséquent.

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Un compte à ce stade n'a presque jamais un problème de média buying. Il a un problème de saturation. Deux constats à l'audit :

1. Un seul angle marketing Toute la communication reposait sur l'écologie : le plastique, les bidons, la planète. C'est un moteur d'achat altruiste. Il fonctionne — mais il ne recrute que les gens déjà convaincus, et cette audience-là finit par être intégralement couverte. À partir de là, chaque euro supplémentaire rachète les mêmes personnes de plus en plus cher.

2. Une variété de formats quasi nulle. Le compte tournait sur un nombre restreint de formats créatifs. Mêmes codes visuels, même mise en scène, fréquence qui grimpe, CPM qui suit.

Le compte n'avait pas besoin de plus de créas. Il avait besoin d'une nouvelle surface d'attaque.

Ce qu'on a changé

1. Un nouvel angle : de la planète à la peau

On est passé d'un moteur altruiste à un moteur égoïste : votre lessive est en contact avec votre peau 24 heures sur 24. Draps, sous-vêtements, vêtements de vos enfants.

Les perturbateurs endocriniens cessent d'être un sujet d'environnement pour devenir un sujet de santé personnelle. Même produit, même bénéfice réel, motivation d'achat radicalement différente — et audience beaucoup plus large, parce qu'on n'a plus besoin d'être militant pour se sentir concerné.

Le scroll stop validé sur cet angle : manipuler une lessive classique avec gants et lunettes de protection. Arrêt immédiat, et la promesse du hook est tenue par le corps de la vidéo.

2. Des micro-personas au lieu d'une cible large

Cet angle ne se raconte pas de la même façon à tout le monde. On l'a décliné persona par persona — les mères de famille en premier, parce que le pain point y est le plus fort : ce n'est pas sa propre peau qui est en jeu, c'est celle de ses enfants. Puis les peaux sensibles, les jeunes parents, les personnes sujettes aux irritations.

Une déclinaison = une hypothèse isolée = une décision.

3. Trois formats jamais exploités sur le compte

  • Founder video dynamique — la légitimité de fondateurs qui ont passé un an à reformuler le produit, montée au rythme des réseaux et non en corporate.
  • Micro-trottoir — on fait dire le problème par les gens dans la rue. L'argument santé devient crédible sans que la marque ait à l'affirmer elle-même.
  • Fake podcast — le seul format qui permet de développer l'argumentation longue sur les perturbateurs endocriniens sans casser l'attention.

Ordre respecté, jamais inversé : valider le message, puis varier le format, puis seulement itérer sur les hooks.

La preuve que ça vient des créas

Un compte qui s'améliore, ça peut venir du média buying, d'une promo, d'une saison. La seule preuve propre se lit au niveau créa.

Le mois suivant la mise en ligne, sur un compte comptant plusieurs dizaines d'annonces actives :

  • Nos créas occupent les positions 1, 2 et 4 des annonces les plus dépensières. La 3ᵉ est une créa de retargeting, qui ne joue pas dans la même catégorie.
  • Leur coût d'acquisition est 12 % en dessous de la moyenne du compte.

Sur un compte aussi fragmenté, l'algorithme n'attribue pas les trois premières places par hasard. Il les attribue à ce qui performe.

L'évolution mois par mois

Toutes les variations sont mesurées par rapport à la moyenne des deux mois précédant la mise en ligne de nos créas.

  • Mois 1 — budget +15 %, acquisitions +25 %, coût d'acquisition −8 %
  • Mois 2 — budget +50 %, acquisitions +68 %, coût d'acquisition −11 %
  • Mois 3 — budget +20 %, acquisitions +25 %, coût d'acquisition −4 %
  • Mois 4 — budget +25 %, acquisitions +48 %, coût d'acquisition −15 %

Sur l'ensemble de la période, le compte absorbe 27 % de budget en plus et sort 41 % d'acquisitions en plus, avec un coût d'acquisition 10 % plus bas en moyenne.

Sur un compte mature, l'ordre normal des choses est l'inverse : on paie l'échelle par une dégradation de l'efficacité.

Ce qu'il faut retenir

Un compte qui plafonne n'a presque jamais besoin de plus de créas. Il a besoin d'un nouveau territoire de message.

Le volume ne sert qu'après : une fois l'angle trouvé, c'est lui qui permet de le décliner assez vite pour absorber le budget avant que l'audience ne sature à nouveau.

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